Com dedicatória para um amigo de toda a vida que hoje faz anos, e para um outro que regressou, pelo S. João, aos lugares da nossa comum infância e juventude - a música que então ouvíamos:

King Crimson, In the Court of the Crimson King
Andreas Scholl canta Flow my tears de John Dowland.
Flow, my tears, fall from your springs!
Exiled for ever, let me mourn;
Where night's black bird her sad infamy sings,
There let me live forlorn.
Dawn vain lights, shine you no more!
No nights are dark enough for those
That in despair their lost fortunes deplore.
Light doth but shame disclose.
Never may my woes be relieved,
Since pity is fled;
And tears and sighs and groans my weary days
Of all joys have deprived.
From the highest spire of contentment
My fortune is thrown;
And fear and grief and pain for my deserts
Are my hopes, since hope is gone.
Hark! you shadows that in darkness dwell,
Learn to contemn light
Happy, happy they that in hell
Feel not the world's despite.

Bénabar: Reprise des négocitions, 2005
[Grata à Ana que me deu a conhecer Bénabar]
Ma Plus Belle Histoire d'Amour
Du plus loin, que me revienne,
L'ombre de mes amours anciennes,
Du plus loin, du premier rendez-vous,
Du temps des premières peines,
Lors, j'avais quinze ans, à peine,
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux,
Que ce furent, j'étais précoce,
De tendres amours de gosse,
Ou les morsures d'un amour fou,
Du plus loin qu'il m'en souvienne,
Si depuis, j'ai dit "je t'aime",
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,
Sur la longue route,
Qui menait vers vous,
Sur la longue route,
J'allais le cœur fou,
Le vent de décembre,
Me gelait au cou,
Qu'importait décembre,
Si c'était pour vous,
Elle fut longue la route,
Mais je l'ai faite, la route,
Celle-là, qui menait jusqu'à vous,
Et je ne suis pas parjure,
Si ce soir, je vous jure,
Que, pour vous, je l'eus faite à genoux,
Il en eut fallu bien d'autres,
Que quelques mauvais apôtres,
Que l'hiver ou la neige à mon cou,
Pour que je perde patience,
Et j'ai calmé ma violence,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,
Les temps d'hiver et d'automne,
De nuit, de jour, et personne,
Vous n'étiez jamais au rendez-vous,
Et de vous, perdant courage,
Soudain, me prenait la rage,
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous,
Que le Diable vous emporte,
D'autres m'ont ouvert leur porte,
Heureuse, je m'en allais loin de vous,
Oui, je vous fus infidèle,
Mais vous revenais quand même,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,
J'ai pleuré mes larmes,
Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?
Ce fut, un soir, en septembre,
Vous étiez venus m'attendre,
Ici même, vous en souvenez-vous ?
A vous regarder sourire,
A vous aimer, sans rien dire,
C'est là que j'ai compris, tout à coup,
J'avais fini mon voyage,
Et j'ai posé mes bagages,
Vous étiez venus au rendez-vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je tenais à vous le dire,
Ce soir je vous remercie de vous,
Qu'importe ce qu'on peut en dire,
Je suis venue pour vous dire,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous...
Paroles et Musique de Barbara, 1966
Risos, címbalos e flautas, como o vento que sopra nesta manhã de Outono e causa a alegre conversação das folhas.
Picasso, 1922
Music from Ancient Rome, Wind Instruments - Synaulia - Walter Maioli, 1996
Composições originais dos membros do grupo, baseadas nas capacidades dos instrumentos musicais romanos e na teoria musical sobrevivente.
The Doors,1967
~
foto de Bostan Alexander
 
boomp3.com
Fairport Convention, What We Did on Our Holidays, 1967
Fotheringay
How often she has gazed from castle windows o'er,
And watched the daylight passing within her captive wall,
With no-one to heed her call.
The evening hour is fading within the dwindling sun,
And in a lonely moment those embers will be gone
And the last of all the young birds flown.
Her days of precious freedom, forfeited long before,
To live such fruitless years behind a guarded door,
But those days will last no more.
Tomorrow at this hour she will be far away,
Much farther than these islands,
Or the lonely Fotheringay
Sandy Denny
A dona que eu amo e teño por señor
amostrádema, Deus, se vos en prazer for,
se non, dádema morte.
A que teño eu por lume destes ollos meus
e por que choran sempre, amostrádema, Deus,
se non, dádema morte.
Esa que Vos fecestes mellor parecer
de quantas sei, ai Deus!, facédema ver,
se non, dádema morte.
Ay, Deus!, que ma fecestes máis ca min amar,
mostrádema u posa con ela falar,
se non, dádema morte.
Bernal de Benaval (XII-XIII), Amancio Prada, 1980
LELIADOURA - Cantigas galaico-portuguesas
Cuando vivía en Segovia (1975-1980), en aquella soledad sonora de la calle de Refitolería, se me aparecieron estas cantigas de amor y de amigo en un libro titulado "Ocho siglos de poesía gallega". Allí, mirando por la ventana hacia el campo o en largos paseos rondando la muralla de la ciudad y su Alcázar, pensaba: aquí tuvo también su corte, itinerante, Afonso X El sabio, trovador él mismo y mecenas protector de muchos otros... El cielo que él contemplara desde la torre más alta y el campo apenas han cambiado. Puede que el paisage del alma tampoco: sembramos el mismo trigo y el pan y el aire es el mismo, con la misma ilusión y zozobra.
También me preguntaba: es aún posible cantar con la emoción debida estos versos escritos hace siete u ocho siglos? No habrán perdido razón, sentido y frescura después de tanto tiempo? No, no lo han perdido. Siento que no. Que el corazón de los hombres alberga las mismas pasiones de siempre y continúa anhelante de aquello cuyo nombre no sabe.
La composición musical se veía favorecida en este caso por la sonoridad del gallego-portugués y por la forma ligera y cantarina de unos versos que fueron pensados y escritos para ser cantados. Cantigas cuya música original se fue perdiendo, excepto la de algunas de Martin Códax, Alfonso X El Sabio y... pocas más. Pero yo no he tratado de recuperar ni descubrir ninguna música original. (...) Mi actitud ante esta poesía trovadoresca, como ante cualquier otra, a la hora de ponerle música y de cantarla, ha sido más bien de indiferencia u olvido respecto a su contexto histórico y literario, pues lo que de verdad me importa es la emoción y la simpatía que su "inocente" lectura provoque. Su resonancia. A la música y al canto corresponde exaltar y comunicar la emoción - y el pensamiento - de esa poesía, que está en el aire y que es de todos.
Cantar es una forma de ofrecer el alma.
Amancio Prada (De las notas al Programa de mano de los recitales dados en el Teatro María Guerrro de Madrid, en Diciembre de 1984)

Madrugada - plenilúnio de Janeiro de 2006
Noite fechada - crescente de Setembro de 2006
boomp3.com
Os meus braços voam para o sul
Muito lhes dói o cimo das montanhas
Daniel Faria, Poesia, Edições Quasi, 2003
Um jazz para agradecer e acompanhar a festa do andar de baixo.

Jane Brewster

William Sheller, Rock'n Dollars, 1975
Ce n'est pas que le temps soit plus mauvais qu'hier
Mais je préfère rester chez moi,
A me parler de toi, oh, oh, oh...
Comme je m'ennuie de toi.
Ce n'est pas que mes amis m'abandonnent
Mais je les emmerde au téléphone
A leur parler de toi, oh, oh, oh...
Comme je m'ennuie de toi.
Tu m'as dis sors un peu et va au cinéma
Pendant que je ne suis pas là
Et je n'verrais que toi, oh, oh, oh...
Comme je m'ennuie de toi.
Juste après l'automne qui suivit sa guérison
Oncle Arthur et moi
On jouait aux soldats
Il avait pris les commandes de l'avion
Juste après sa guérison.
C'est un souvenir, qui vient comme ça en passant
Oncle Arthur et moi
C'est bien loin déjà.
Il m'a appris la clarinette, en vingt leçons,
J'aimais mieux l'accordéon.
Juste un souvenir comme ça.
Une image d'autrefois.
Escultura de Kurt Gebauer
J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends.
Guillaume Apollinaire

Fotografia que não resisti a roubar daqui, com a permissão do meu amigo Carlos Feio.
Uma polca! E que as estrelas rodopiem!

«Em breve caireis na terra amada, e ninguém saberá o vosso nome.»
Eurípides, As Troianas
* * *
Euripides Trojan Women, música de Eleni Karaindrou, direcção de Antonis Antypas
Retomando em Julho uma entrada de Fevereiro

Julian Merrow-Smith
Para os meus amigos Amélia Pais e Daniel Francoy.
Au bois d'Clamart y'a des petit's fleurs
Y'a des petit's fleurs
Y'a des copains au, au bois d'mon coeur
Au, au bois d'mon coeur
Au fond de ma cour j'suis renommé
J'suis renommé
Pour avoir le coeur mal famé
Le coeur mal famé
Au bois d'Vincenn's y'a des petit's fleurs
Y'a des petit's fleurs
Y'a des copains au, au bois d'mon coeur
Au, au bois d'mon coeur
Quand y'a plus d'vin dans mon tonneau
Dans mon tonneau
Ils n'ont pas peur de boir' mon eau
De boire mon eau
Au bois d'Meudon y'a des petit's fleurs
Y'a des petit's fleurs
Y'a des copains au, au bois d'mon coeur
Au, au bois d'mon coeur
Ils m'accompagn'nt à la mairie
A la mairie
Chaque fois que je me marie
Que je me marie
Au bois d'Saint-Cloud y'a des petit's fleurs
Y'a des petit's fleurs
Y'a des copains au, au bois d'mon coeur
Au, au bois d'mon coeur
Chaqu' fois qu'je meurs fidèlement
Fidèlement
Ils suivent mon enterrement
Mon enterrement
...des petites fleurs...
Au, au bois d'mon coeur...
Georges Brassens